QUI SOMMES-NOUS ?

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QUI SOMMES-NOUS ?

C’est à MENDE en 1990 qu’une poignée d’organisateurs se réunirent, désireux de conserver à la course sur route ce parfum de liberté qui en fit son succès dès sa naissance. Décidés de s’unir contre la taxe de 3 f. par coureur instaurée cette année là par la FFA, ils virent dans cet élément la révélation des ambitions hégémoniques de la fédération sur cette discipline qu’elle avait dédaignée jusque là.

Depuis cette date, l’Association Nationale des Courses Pédestres hors Stade s’est imposée comme l’unique défenseur des organisateurs et coureurs non-affiliés à la FFA. Sa première tâche fut d’abord: – d’examiner les textes qui réglementent les manifestations sportives sur la voie publique.

– d’étudier les rapports qui régissent le monde sportif institutionnel, c’est-à-dire les fédérations, et le monde sportif non-institutionnel, c’est-à-dire les non-licenciés. – de tester à travers les contacts avec les services intéressés, les interprétations qui pouvaient être faites de texte, souvent anciens, mais encore applicables dans le contexte particulier des courses sur route. – d’élaborer une stratégie pour contraindre les décideurs au respect des lois, des décrets et des arrêtés dans l’esprit de leur conception.

Non épargnée par les vicissitudes de la vie associative, l’A.N.C.P.H.S. a réussi à traverser ces épreuves grâce à la cohésion de ses membres unis autour de son président.
Il s’avéra rapidement que les manquements au respect des textes officiels constituaient l’essentiel du système mis en place par la FFA afin de récupérer dans sa totalité les composants de la course sur route. Comment, en effet, ne pas être tenté par ces milliers de coureurs évoluant hors du giron fédéral ?.

C’est donc sur le plan juridique que l’A.N.C.P.H.S. décida d’entreprendre son action contre la FFA ou contre les administrations trop empressées d’en suivre les recommandations; – en posant les bases des recours juridiques devant les juridictions compétentes – en attaquant les décisions fédérales contraires au droit

La justice est lente et les tribunaux encombrés. Plusieurs années furent nécessaires, années de doute, de patience mais qui n’entamèrent pas le moral de l’A.N.C.P.H.S. consciente de son bon droit et de l’utilité de son combat. Malgré quelques coups de semonce, la FFA persista dans son acharnement aveugle à vouloir mettre au pas les non-licenciés et les non-affiliés.

Mais en 1998, les jugements du tribunal administratif de Nice et surtout le 28 juillet 2000, la sentence du Conseil État dans un recours intenté par l’A.N.C.P.H.S. Contre certains articles du règlement national des courses hors stade, sonnèrent le glas des espérances fédérales. Ces jugements infirment l’obligation de l’inscription sur un calendrier fédéral d’organisations non affiliées, et confirment l’illégalité de toute contribution financière aux CDCHS. Les droits des organisateurs non affiliés sont enfin reconnus. Le nouveau règlement 2001 de la FFA prend en compte cette réalité. L’indépendance des organisateurs non affiliés dans le cadre légal, est affichée dès le premier article et enterre les visées récupératrices de la FFA.

Ainsi après plus de 10 années de lutte, l’A.N.C.P.H.S. Peut se vanter d’avoir fait plier la puissante FFA.Il convient maintenant de veiller et de défendre cette indépendance chèrement acquise, département par département. C’est aux organisateurs non affiliés de saisir la chance qui leur est offerte de couper le cordon ombilical qui les reliait à la FFA. L’A.N.C.P.H.S. est prête à les guider et à les conseiller.

Mais que l’air est devenu plus léger aujourd’hui sur les routes de France.